L'EGARD DU REGARD
Je n’ai rien contre les religions et les croyances,
quand on ne m’empoisonne pas avec l’existence,
le respect doit être désintéressé et mutuel,
et non pas sujet tributaire des rituels,
Chacun cherchant repos à son âme,
pour s’épargner ou entretenir ces flammes,
de l’enfer supposé et craint pour le jour du retour,
ou celles plus « particulières » de l’amour.
Il faut se dire que comme soi-même,
l’autre aussi a ses préoccupations et problèmes,
et que lui aussi, trouve refuge et satisfaction,
dans ses propres lectures et évasions.
Vous êtes pour lui, «étranger» avec vos différences,
affirmées dans votre évolution ou acquises de naissance,
si vous prenez la peine de faire jeu de substitution avec lui,
vous saurez alors que le fait naturel n’est pas fortuit,
Il est là pour vous comme un miroir,
un vrai fruit de la vie et ses hasards,
dites vous bien que s’il avait le choix,
il se retrouverait loin de vous, ma foi.
En partant lui-même sous d’autres cieux,
ou vous envoyant où vous seriez mieux,
sans avoir comme vous, l’idée et le recours,
de vous «effacer» par l’arme et le discours.
Lui vous respecte, en tant que personne et non précepte,
il n’est point, de vos expéditives méthodes, adepte,
il se peut qu’il défende votre cause, en toutes circonstances,
pris dans le pièges de vos jérémiades et doléances.
Se mettant de fait en péril,
alors que vous n’avez de vue que sur votre nombril,
le prenant pour le centre de l’univers,
dans et en dehors de vos prières.
Je ne vous en veux pas d’être là, en grands nombres,
à nous faire la vie étroite et sombre,
je sais que vous êtes là pour protéger les gros intérêts,
de nos « ennemis et amis » communs, par l’argent liés.
Si à toutes les échelles,
on identifiait nos attributions réelles,
on se retrouverait tous comme ceux d’en haut,
à nous congratuler et offrir des cadeaux.
Après tirades et violentes querelles,
balayant d’un trait, affronts et séquelles,
disons à l’unanimité et tout haut,
« la vie ne vaut rien, mais rien ne la vaut »
…même sans faire dans l’union
Amrane AKKACHA

